dimanche 29 mars 2009

Il s'est passé quelque chose dans ma vie plate

En revenant d'une soirée au théâtre de l'université et du party qui suivait la réouverture officielle de la salle, j'ai été arrêtée par la police, pour une infraction mineure, sur la rue Van Horne, à minuit le soir.

Policière à l'air bête : Saviez-vous madame que c'était une infraction au CSR?

Moi, innocente comme dix : Gn? Au quoi?

Policière au ton exaspéré : Au Code de la Sécurité Routière.

Faut dire, en 15 ans de conduite automobile, si j'ai eu affaire avec la police trois fois, c'est beau. Le langage codé, je ne suis pas trop au courant non.
Mais c'est bon, je suis relax, je n'ai bu qu'un verre, je suis loin d'être saoule, mes papiers sont à jour et je n'ai rien à me reprocher sinon que ce dépassement illégal que j'ai fait pour pouvoir continuer mon chemin alors qu'une auto-patrouille, stationnée en double, bloquait la rue.

Un second policier vient cogner à la vitre du côté passager et interroge la personne qui m'accompagne pendant que je fais le tri dans mes papiers d'immatriculation et d'assurance accumulés depuis 2004 pour en sortir celui de 2009 et le donner à la charmante policière qui en a fait la demande. Ça aura eu ça de bon, j'ai fait un ménage et j'ai jeté les papiers expirés suivant le conseil de la charmante madame avec un gros gun.

Policier : Vous arrivez de où comme ça?

Nous, en stéréo : De l'université...

Policier : Vous aviez un cours?

J'aurais pu lui répondre que s'il avait été à l'université, lui, il n'aurait pas posé cette question idiote et il aurait su qu'à minuit le soir, les cours sont terminés depuis un moment. Je me suis abstenue.

Nous, en stéréo : Non M'sieur, une pièce au théâtre de l'université.

J'ai eu droit à la grâce de la madame qui m'a épargné une contravention (moyen de pression syndical?) mais qui m'a sermonnée sur l'interdiction de faire un dépassement en empiétant sur la voie du sens inverse.

Moi : Mais dites-moi ce que j'aurais du faire? Attendre que vous repartiez?

Policière : Oui.

Je n'ai pas poussé ma chance jusqu'à reposer la questions dans le cas où l'envie lui prenait (ou l'obligation la forçait) de rester là, au milieu du chemin, une heure durant.

7 Traces de doigts:

Benoît a dit…

Elle était bonne, la pièce?

Pascale a dit…

Oh! Benoît! Tu ressuscites? :-)

C'était pas une vraie pièce, c'était un collage de scènes des quatre pièces de la programmation 2009-2010. Mais oui, c'était intéressant pour qui aime le théâtre amateur (et j'en suis):
-L'homme aux trésors (Marie-Louise Nadeau)
-Gil (adaptation du livre Quand j'avais 5 ans, je m'ai tué d'Howard Buten)
-Albertine en cinq temps (Michel Tremblay)
-Il n'y a plus rien (Robert Gravel)

Jef a dit…

La policière sans contrat de travail, elle portait ses pantalons d'armée ?!

Pascale a dit…

Hm. Je n'ai pas remarqué. En fait je n'y avais pas pensé moi-même. C'est quelqu'un à qui j'ai raconté qui m'a dit qu'un peu de laxisme faisait possiblement partie de leurs moyens de pression.

Juliette a dit…

non mais...méchante truite la madame.

Peuvent bien se promener avec des culottes de clown

Zed Blog a dit…

Ça fait que finalement, tu as eu droit à cinq collage au lieu de quatre.

J'aime aussi beaucoup le théâre absurde. :S

Zed ¦)

Pascale a dit…

Juliette--> La loua c'est la loua.

Zed--> Zed! Tu ressuscites toi aussi!? C'est le printemps! La la la!