jeudi 28 avril 2011

Suggestion de lecture

"Si je lis ce livre, ce sera en lecture de chevet et il restera chez toi"

lundi 6 décembre 2010

À la guerre comme à la guerre

Elle : - Toi maman t'es née en quelle année?

Moi : - Essaie de faire le calcul, tu sais on est en quelle année maintenant et tu sais l'âge que j'ai, essaie de compter à l'envers.

Elle : - Mille neuf cent trente-...

Moi: Euh...je t'arrête tout de suite, je suis quand même née APRÈS la deuxième guerre mondiale, t'sais.

Elle : - Ah?...Ouain?

samedi 16 octobre 2010

La pomme ne tombe jamais loin de l'arbre

Madame Dix-Ans bricole des cartes de Noël pour les amis et la famille (je sais, l'Halloween n'est pas encore passé, mais cette enfant aime Noël, je n'y peux rien),

Madame Dix-Ans: -Je vais en faire une pour É (mon neveu), C (ma nièce), J (ma soeur) et P (le chum de ma soeur).

Moi: - C'est gentil de penser à P et de l'inclure dans ton cadeau, T'es fine!

Madame Dix-Ans: - Ben je vais mettre son nom entre parenthèses à lui...

samedi 19 juin 2010

Dans un univers parallèle

Madame Dix-Ans: -Maman, est-ce que Rachel c'est un nom de garçon ou de fille?

Moi: -Un nom de fille pourquoi?

Madame Dix-Ans: -Parce que dans mon jeu, ça dit qu'il y a Jacques, Arianne, Maurice et Rachel et que c'est deux garçons et deux filles, ça marche pas!

Moi: -Ça marche, les deux garçons sont Jacques et Maurice et les deux filles Arianne et Rachel, qu'est-ce qui marche pas?

Madame Dix-Ans: -Ah...Maurice c'est un garçon?

lundi 31 mai 2010

Gâtée pourrite...

Vendredi soir: Jolifou (avec traitement de faveur du chef, ami de qui m'accompagnait)

Gaspacho coriandre, concombre et pieuvre
Canard et truffe blanche
Terrine de crevette
Salade verte aux pommes
Saumon à la bière noire
Croustade pomme et rhubarbe parfumée à l'anis, cardamome, etc.

Samedi soir: Bleu raisin

Foie gras au torchon sur figue
Salade de betteraves jaunes
Crostini aux tomates
Salade de chèvre chaud
Bavette de cerf sauce au chocolat et cassius de Hatley avec gratin dauphinois aux panais et endives
Fondant au chocolat

Dimanche soir: Tapeo

Gaspacho aux poivrons rouges (soupe du jour)
Tartare de boeuf
Croquette de morue
Chorizo
Patatas Bravas
Asperges au chèvre et aux dattes (légume du jour)
Fideos
Churros
Mousse aux dattes
Choco nougat espagnol


J'appelle ça la grosse vie sale.

jeudi 20 mai 2010

dimanche 16 mai 2010

Des choses qui m'exaspèrent

À la question: "Déterminez à quels acteurs, des cadres hiérarchiques ou des spécialistes en ressources humaines ou les deux, revient la responsabilité d'accomplir les activités mentionnées", on me demande de justifier mon choix de réponse.

Pour le premier exemple, le corrigé donne comme justification de la réponse: "Les cadres hiérarchiques participent avec les spécialistes en ressources humaines."


Pas fort fort.
Je ne considérais pas "c'est de même parce que c'est comme ça" comme une justification acceptable, mais si ça l'est, ça simplifie pas mal les apprentissages.

Pff.

jeudi 6 mai 2010

Du hockey (encore)

Madame Dix-Ans aime le hockey. Elle joue dans une équipe et elle aura un tournoi à la fin de mois. Elle aura, pour l'occasion, un chandail avec son nom dessus.

Madame Dix-Ans - Finalement nos chandails de hockey vont être gris :-(

Moi - Ah? Et c'est pas beau? T'aimes pas le gris?

Madame Dix-Ans - Ben non c'est pas que j'aime pas ça mais ça va pas bien avec la couleur de mes cheveux...

Moi - ...


Cette enfant, je l'adore, l'ai-je déjà mentionné?

mardi 4 mai 2010

Du hockey

Au resto, alors que le match de hockey se fait entendre en bruit de fond:

Moi - Ah y a un match de hockey ce soir...

Madame Dix-Ans - Oui c'est les Pillsbury contre Montréal.


Je l'adore cette enfant, si elle n'existait pas il faudrait me l'inventer.


Mon frère - Et quand ils se font plaquer dans la bande, ils font "hihihi".

mardi 20 avril 2010

La machine du bonheur

Dans deux semaines, je m'envoie en l'air.
On m'a proposé la machine du bonheur.
Et un traitement royal parce que je le mérite bien.

Espace Aerodium.

mercredi 14 avril 2010

Amanthe poivrée

Quand tu t'abeilles pour être belle
quand tu te piques d'être la rose
la rose au bois sans épinette...
amanthe poivrée
parfait parfum
fine farine
fleur de fenouil
quand tu arrives, c'est le bouquet!
Reste pour moi
celle de la mer, celle de la terre,
ne change pas
tu deviendrais pareille à celle....

celle qui grignote des illusions
et pour qui les marottes sont cuites,

celle qui s'endiète pour maigrir
et qui s'aigrit et qui s'aigrit,

celle qui fricote à reculons
et qui se nouille dans le beurre mou,

celle qui s'attache à la casserole
et qui tempête dans un verre d'eau,

celle qui déteste la vaisselle
et qui s'en fait une montagne,

celle qui retourne les hommelettes
et se retrouve sur la tablette,

celle qui fait la grasse matinée
dans le ravioli conjugal,

celle qui comtesse et qui blasonne,
baronne blasée qui fait la moue,
toujours la moue, encore la moue,
toujours à la troisième personne,

celle qui fricasse dans les colloques,
celle qui pose des colles aux affiches,
celle qui rouspète le feu sacré,

celle qui pleut comme fontaine
sans avoir plu ni jamais pu,
et qui tricote et se console
en faisant des marmots croisés,

celle qui n'attend plus qu'on l'appelle,
qui a décroché une fois pour toutes,
qui répond plus quand on la sonne,
elle s'est pendue au téléphone...

Ne change pas, reste pour moi
celle qui s'arrose un soir de fête
à petits verres dans un grand pot,
celle qui déride pour mieux songer
songer à qui? son géranium...

Amanthe poivrée
parfait parfum
fine farine
fleur de fenouil
ne change pas
reste en bouquet!

Sol (Marc Favreau)

dimanche 28 mars 2010

Une sorcière comme les autres

S'il vous plaît
Soyez comme le duvet
Soyez comme la plume d'oie
Des oreillers d'autrefois
J'aimerais
Ne pas être portefaix
S'il vous plaît
Faîtes vous léger
Moi je ne peux plus bouger

Je vous ai porté vivant
Je vous ai porté enfant
Dieu comme vous étiez lourd
Pesant votre poids d'amour
Je vous ai porté encore
A l'heure de votre mort
Je vous ai porté des fleurs
Je vous ai morcelé mon coeur

Quand vous jouiez à la guerre
Moi je gardais la maison
J'ai usé de mes prières
Les barreaux de vos prisons
Quand vous mourriez sous les bombes
Je vous cherchais en hurlant
Me voilà comme une tombe
Avec tout le malheur dedans

Ce n'est que moi
C'est elle ou moi
Celle qui parle
Ou qui se tait
Celle qui pleure
Ou qui est gaie
C'est Jeanne d'Arc
Ou bien Margot
Fille de vague
Ou de ruisseau

Et c'est mon coeur
Ou bien le leur
Et c'est la soeur
Ou l'inconnue
Celle qui n'est
Jamais venue
Celle qui est
Venue trop tard
Fille de rêve
Ou de hasard

Et c'est ma mère
Ou la vôtre
Une sorcière
Comme les autres

Il vous faut
Être comme le ruisseau
Comme l'eau claire de l'étang
Qui reflète et qui attend
S'il vous plaît
Regardez-moi je suis vraie
Je vous prie
Ne m'inventez pas
Vous l'avez tant fait déjà

Vous m'avez aimée servante
M'avez voulue ignorante
Forte vous me combattiez
Faible vous me méprisiez
Vous m'avez aimée putain
Et couverte de satin
Vous m'avez faite statue
Et toujours je me suis tue

Quand j'étais vieille et trop laide
Vous me jetiez au rebut
Vous me refusiez votre aide
Quand je ne vous servais plus
Quand j'étais belle et soumise
Vous m'adoriez à genoux
Me voilà comme une église
Toute la honte dessous

Ce n'est que moi
C'est elle ou moi
Celle qui aime
Ou n'aime pas
Celle qui règne
Ou se débat
C'est Joséphine
Ou la Dupont
Fille de nacre
Ou de coton

Et c'est mon coeur
Ou bien le leur
Celle qui attend
Sur le port
Celle des monuments
Aux morts
Celle qui danse
Et qui en meurt
Fille bitume
Ou fille fleur

Et c'est ma mère
Ou la vôtre
Une sorcière
Comme les autres

S'il vous plaît
Soyez comme je vous ai
Vous ai rêvé depuis longtemps
Libre et fort comme le vent
Libre aussi
Regardez je suis ainsi
Apprenez-moi n'ayez pas peur
Pour moi je vous sais par coeur

J'étais celle qui attend
Mais je peux marcher devant
J'étais la bûche et le feu
L'incendie aussi je peux
J'étais la déesse mère
Mais je n'étais que poussière
J'étais le sol sous vos pas
Et je ne le savais pas

Mais un jour la terre s'ouvre
Et le volcan n'en peut plus
Le sol se rompant
Découvre des richesses inconnues
La mer à son tour divague
De violence inemployée
Me voilà comme une vague
Vous ne serez pas noyé

Ce n'est que moi
C'est elle ou moi


Et c'est l'ancêtre
Ou c'est l'enfant
Celle qui cède
Ou se défend
C'est Gabrielle
Ou bien Eva
Fille d'amour
Ou de combat

Et c'est mon coeur
Ou bien le leur
Celle qui est
Dans son printemps
Celle que personne
N'attend
Et c'est la moche
Ou c'est la belle
Fille de brume
Ou de plein ciel

Et c'est ma mère
Ou la vôtre
Une sorcière
Comme les autres

S'il vous plaît
Faites-vous léger
Moi je ne peux plus bouger.

-Une sorcière comme les autres, Anne Sylvestre

mercredi 17 mars 2010

Devant le tiroir à pyjamas en rupture de stock de Monsieur Sept-Ans:

Moi: Ouain, faudrait bien que je t'achète de nouveaux pyjamas...

Monsieur Sept-Ans: J'aimerais ça si tu m'achetais des pyjamas que j'aime, t'sais avec dessus des dessins que j'aime, comme des tronçonneuses par exemple.

Moi: Des tronçonneuses?


Mon fils aime les tronçonneuses maintenant.

vendredi 12 février 2010

Et l'amitié maintenant...

Autant je me suis faite à l'idée, non sans peine, que les hommes n'auront jamais que du futile et de l'éphémère à m'offrir, autant, pour mes amies, ma gang de filles, celles que je connais depuis 25 ans, j'ai pensé avec quasi certitude qu'avec elles ce serait pour la vie tant on avait des liens forts qui nous unissaient. On était six, six filles supers que j'ai aimées comme personne d'autre, presqu'inconditionnellement. Mais là maintenant, je ne peux plus. Pour certaines, pas toutes, je ne peux plus les aimer parce que les aimer commence à me faire mal. C'est pareil comme en amour, vous savez, quand on veut, quand on aime, mais qu'il n'y a pas de réponse à l'autre bout, on appelle ça du rejet ou de l'indifférence (ce qui se rejoint en bout de ligne) et c'est le moment où il faut cesser d'aimer l'autre. Pour se préserver soi-même. C'est dur pour l'orgueil, pour l'égo qui s'effiloche un peu plus chaque fois, mais vaut peut-être mieux un tissu effiloché qu'une grande déchirure irréparable.
C'est ma résolution: reconnaître et fuir ceux qui ne veulent pas de moi avant d'avoir tout donné et de n'être plus rien. Sans même essayer de comprendre les motifs de l'autre d'ailleurs. L'abandon pur. C'était ma résolution avec les hommes et c'est avec deux amies que je l'applique maintenant. Et je trouve ça terriblement difficile.

Et là où on s'y attend le moins, en voilà un qui prend parti, qui se fâche contre ceux qui blessent gratuitement ceux qu'il aime, qui se porte à ma défense solidairement et concrètement. Parce qu'évidemment, moi j'ai cessé de me battre pour qu'on m'aime et qu'on veule de moi. Je suis un monstre d'autonomie après tout, je me dois de faire honneur à ce monstre.
Je ne l'aurais jamais demandé moi-même ce parti pris et ne tiendrais rigueur à personne de ne pas le faire, ce que les autres font entre eux ne m'appartient pas, mais je dois admettre que l'attention me réchauffe et me fait du bien. Un peu de chaleur humaine, il y en a peu qui passe par ici. Et comme je disais à un autre ami, la difficulté, ce n'est pas la solitude mais bien de ne pas être aimée, même juste un peu, d'amitié comme d'amour. C'est un besoin fondamental qui me manque un peu.
Et j'ai du mal à me dire autre chose, même si je sais rationnellement qu'il ne faut pas, que je dois être non seulement une mauvaise amoureuse, mais une mauvaise amie aussi. Je ne sais même pas si je peux me dire une bonne mère. C'est dire comment ça va bien.

Ouain, c'est un peu déprimant tout ça. Ben c'est un peu ça aussi. C'est mon triste constat de la semaine. Je vais me relever et continuer. Toute seule. Encore.

En ce weekend de la Saint-Valentin, je suis en peine d'amitié. Je vous souhaite mieux.